Rien qu’une histoire…

    À vous qui me suivez sur ce blog, il faut que je vous dise que j’ai eu une envie quasi subite, à l’instar d’un besoin pressant, de sortir… Mais non, vous me prenez pour qui ! ? Envie de sortir de mon silence – bien sûr ! – pour vous raconter une histoire. Comment pourrait-il en être autrement ! Nan, mais oh !

L’écriture m’a rappelé à vous. À moins que ce ne soit vous qui m’ayez rappelé à elle. Bref, je n’ai rien publié depuis 9 mois, je suis donc, en quelque sorte, arrivé à terme…

– Alors accouche ! Raconte-là ton histoire !

Un constat simplifié (et simpliste ?)

    Depuis la nuit des temps, ou presque, c’est toujours une poignée d’hommes (« h » minuscule car les femmes, vous connaissez la suite…) qui dirige et contrôle le monde (selon les lieux, les époques et à des degrés divers : le chef de la tribu, le monarque, le président, le dictateur.…). La Culture, les traditions, les religions, la morale…leur sert de cautions. Cela fonctionne bien jusqu’à maintenant grâce, entre autres, à une gouvernance pyramidale.

Nous, le peuple, simples mortels, simples citoyens, les sujets, les serfs, les gueux, « les sans dents », ceux (de la France) d’en bas, les pauvres (mais pas que !), sommes tributaires de l’abus de pouvoir et de la bêtise – le mot est faible – de ces gens-là.

Nous sommes victimes ET coupables car nous avons laissé faire même si parfois, il y a eu quelques soubresauts dans l’Histoire : des révoltes, des rebellions, des soulèvements, des renversements, des prises de pouvoir, des bribes de démocratie. Devrait-il en être ainsi jusqu’à l’éternité ? Une fatalité ? Est-ce dans la « nature » de l’Homme ?

Le temps s’écoule et s’écroule inexorablement. Chaque civilisation a eu son heure de gloire. Puis, s’est éteinte. Quid de la nôtre ?

L’amour… La famille… Le couple… Les amis… La société… Le travail… La santé… La vie, quoi !

Tout est biaisé, dénaturé, perverti depuis des lustres mais dernièrement, tout s’est accéléré et nous voilà précipité aux tréfonds d’une folle décadence abyssale. C’est la fin d’un temps, la fin d’un monde qui s’annonce. Que dis-je, nous y sommes déjà ! (Vous vous dites que je radote si vous avez l’habitude me lire ici).

L’avenir gronde… Cela promet des rondes de nuit sans sommeil, des frondes perdues d’avance… De biens mauvaises ondes…

Cependant, même si tout semble écrit, tout n’est pas joué d’avance ! Loin de là !

Entre « Je », « Vous » et « Nous »…

Je…

   Depuis fin mars 2020, Je traverse un bouleversement matériel, corporel, spirituel voire ésotérique. Mon incarnation ne me suffit plus.

Je vis intensément beaucoup plus d’expériences extraordinaires, je rencontre considérablement plus d’êtres authentiques, je ressens tellement plus d’humanité, de sincérité, d’empathie… que durant toute ma « vie d’avant » ce printemps troublant. Tout concoure à créer, à expérimenter, à oser dans un copieux partage mutuel.

Et cette profusion ne fait que croître : elle s’accélère, s’amplifie, se multiplie, se décuple… Alors, je ne peux que savourer et consommer ces gratifications sans modération jusqu’à l’ivresse des sens, jusqu’à l’ébriété heureuse. Je me régale !

Rassurez-vous, je n’ai pas consommé de substances illicites, ni fait une bouffée délirante. Mon jugement n’est pas altéré, je ne suis pas sous l’emprise d’une secte. Je précise au cas où vous auriez l’idée, dans un élan de civisme, d’entraide, de prévenir le commissariat de Police, le SAMU ou l’hôpital psychiatrique. N’en faites rien !

Je vais très bien ! Oui, c’est possible malgré la pandémie de dissonance cognitive, la psychose collective, la dépression atmosphérique entre 2 canicules, les aléas climatiques, la pénurie de moutarde, l’inflation galopante telle la marée montante au Mont Saint-Michel, les allusions de chaos imminent…sans parler des frères ennemis Gaspard, euh, Vlad, le Russe et Volodymyr, le zèle en ski !

Tout va très bien, Madame la Marquise… Je vous raconte juste une histoire… Pas de panique !

Revenons à nos moutons ! Ah non, pas eux ! Y’en a marre ! Pourquoi toujours se référer à l’animal pour parler du comportement humain ? Tout va de travers (de porc) !

Bon, ça suffit ! Je vous demande de vous arrêter ! Vous m’interrompez et du coup alors/donc/ainsi/en conséquence, je perds, en digression, le fil tendu comme un string de mon écrit (oulah, deuxième allusion tendancieuse ; une troisième et hop, on me colle l’étiquette « Obsédé sexuel »).

Bref, je me régale ! Disais-je. Et pas qu’avec les mots…

Je n’ai pas cherché, ni recherché ce pseudo état de grâce vertigineux, à la fois exaltant et serein, innovant et basique, complexe et simple : je ne savais même pas que ça existait. Pourquoi « ça » m’est tombé dessus ?

Car, jusqu’alors, malgré les vils aléas de l’adversité comme tout un chacun, j’estime avoir été privilégié d’avoir vécu plusieurs vies en une, d’avoir aimé et d’être aimé, d’avoir des enfants, d’avoir encore ma mère, d’avoir pu côtoyer mon exceptionnel grand-père et d’avoir déposé ses cendres en terre à l’âge mémorable de 99 ans, d’avoir eu la chance de goûter moult plaisirs, d’avoir voyagé sur notre chère belle planète, d’avoir croisé la route de quelques personnes hors du commun : des humbles, des « forces de la nature », des résilients de l’impossible, des esprits fins…et même des chamans ! Bon, je n’ai pas été champion olympique ou star internationale mais j’ai quand même vécu des expériences que bien peu de personnes ont la chance de vivre… Que demander de plus !?

Ainsi, je pouvais à tout instant mourir en paix : certes, ma vie n’aurait pas été bien longue mais elle aurait été bien remplie.

Cependant, l’heure de partir – bien que j’aie vu la mort de 3/4 au début de l’été 2020 (souvenez-vous de mes écrits covidesques ! Merci, je m’en suis bien remis !) – n’a toujours pas sonné ! Bien au contraire ! Je ne me suis jamais senti aussi vivant ! Que s’est-il passé ? C’est comme si une seconde naissance m’avait souri ; oui, une renaissance m’a nourri, me donnant accès à une richesse insoupçonnée.

Le commencement de ma nouvelle vie, c’est d’abord la fin d’une autre… Ce fut d’abord le choc de « le mal a dit » (avec toute la relativité que ça implique : je n’ai pas affronté le pire des cauchemars). D’autres turpitudes, encore d’actualité, se sont greffées mais je suis bien accroché au mât du bateau qui tangue (je ne vous en parlerai pas ici – en tout cas, pas maintenant).

Peu importe les tempêtes, je ne sais pas où je vais mais je sais que je navigue, où le vent me mène, dans la bonne direction…

Pour avancer, il faut aussi lâcher du lest, se déposséder de quelque chose.

J’avais, j’ai…

    Il ne s’agit pas de la richesse matérielle. Celle-ci ne m’a jamais vraiment intéressé. Bon, quand même, j’ai toujours préféré un certain confort, certaines facilités liées au progrès. J’ai aimé avoir…tout en éprouvant un malaise, une certaine culpabilité vis-à-vis de ceux qui n’ont absolument rien.

Je savais…surtout en théorie, que l’AVOIR, la possession, c’est futile, inutile, vain, pernicieux, d’autant plus quand l’ÊTRE n’est que superficialité à l’ego démesuré. Même si je ne pense pas être fait de ce bois-là, la dimension spirituelle me faisait défaut et la connexion avec mon âme – et la vôtre – n’était surtout qu’une vue de mon esprit.

Je savais, mais pris dans le tourbillon de l’existence, j’ai laissé filer les ans…sans passer à la pratique ! Il y eut pourtant des signes mais soit je ne les ai pas vus, soit je suis passé outre, soit je n’ai pas voulu les voir… Trop pressé par le désir de vivre à fond, trop aveuglé par les mirages de promesses stériles.

Bref, je n’ai pas échappé au conditionnement et au formatage de l’éducation. Je n’ai pas assez résisté à l’asservissement de notre monde consumériste. Néanmoins, j’étais loin d’être servile. Je me disais anticonformiste parce que j’avais une tendance naturelle à sortir du rang ; je me sentais en marge de la société et je l’étais par bien des égards. Cela suffisait-il pour au moins me sentir libre à défaut de l’être réellement ?

Après la renaissance, il fallait un autre déclic…

D’un « Je » à l’autre…

     Contrairement au roseau, j’ai fini par rompre. Je me suis enfin plié mais pas comme vous pourriez le penser ! En effet, ce fut une rupture qui m’a été imposée – je pourrais même dire donnée – par le pouvoir étatique lui-même ! Ça tombait bien ! Je n’en pouvais plus de subir : j’avais en moi, en latence, le rêve absolu de me dé-systémiser, de m’affranchir du joug des contraintes pesantes, injustes, manichéennes, machiavéliques de la doxa…

J’ai assez rapidement compris, telle une évidence, que j’étais devant une chance, une opportunité à saisir. Parce qu’il ne pouvait pas en être autrement !

En fait, imaginez un questionnaire de satisfaction portant sur le sens de la vie, de la société, de la politique, du pouvoir de l’argent, des dogmes où il n’y aurait qu’une seule case [Je me soumets]. J’ai juste ajouté une autre case [Je suis souverain] et j’y ai mis une croix. À partir de là, j’ai basculé dans un autre monde.

À ce moment précis, J’ai pris mon destin en main. J’ai fait le choix – voire des choix – d’emprunter un chemin que tout le monde a eu la possibilité de suivre, qu’il fut dicté par une décision consciente, par une intuition ou mu par la voie/voix d’une instance divine. Une voie que bien peu de mes semblables ont suivie… Une voix que bien peu ont entendue ! Trop peu !

Mais encore eut-il fallu être prêt : avoir l’esprit bien ouvert et critique, avoir le questionnement en alerte, faire intervenir le libre-arbitre, être en capacité de déjouer le conditionnement manipulatoire, pour pouvoir briser le mauvais sort, pour rompre le lien maléfique, pour enfin sortir du carcan et déposer le fardeau d’une vie pour mieux s’envoler…

D’aucuns étaient ou sont encore trop dépendants de la matrice, d’autres sont en chemin pour la quitter. D’autres, la plupart font le grand écart. Jusqu’où?

Ne les condamnons pas pour autant. Laissons-leur une porte entrouverte afin qu’ils puissent évoluer, qu’ils puissent rejoindre « Nôtre monde », comme le nomment certaines mouvances.

Il s’agit de laisser place à une « transcendance » (je n’emploierai pas le terme « transition » car cela fait référence à une connotation qui me déplaît fortement). Évidemment, cela ne se fait pas sans doute, sans heurt, sans inquiétude, sans peur… Ce n’est pas si facile. Mais il en va de notre destinée, qu’elle soit personnelle ou commune.

Vous…

   Curieusement, je sais, je sens, que je ne suis pas seul à percevoir un champs des possibles d’une autre dimension, qui n’est pas juste un rêve, un fantasme, une élucubration. Nous sommes même de plus en plus nombreux.

Toi aussi, tu es arrivé à l’étape qui précède le renouveau ? Toi aussi, tu vis la tourmente intérieure ? Toi, aussi, tu vis un tumulte autour de toi. À cela s’ajoutent – passés ou présents – tes problèmes personnels de famille, de santé, de travail (délétère, trop ou son absence), conjugués à tes « faillites » existentielles – tes failles émotionnelles, tes incertitudes, tes peurs, tes tracas quotidiens… Ça fait beaucoup à supporter !

Nonobstant

Toi, aussi, tu accéderas au calme, à la paix, après l’ouragan. Toi aussi, tu renaîtras !

Il te suffit d’accepter ce passage vers le changement. Tu verras : cela va bien se passer ! Même si tout n’est pas rose, s’il y a des peines, des sacrifices, des allers sans retour…

Tout vient au bon moment. Il n’y a pas de hasard. Le temps est venu de faire appel à l’intuition, à ton cœur. Sois attentif. Sois vrai. Sois toi-même.

Ne reste pas seul. Comme tu le sais déjà, « Seul, on va plus vite mais ensemble, on va plus loin. » Rejoins des groupes constitués dans ton quartier, ta ville, ton département… Créer du lien, du partage, de l’entraide. Vivre maintenant la solidarité, c’est se préparer au cas où il faudrait survivre demain.

Nous…

     « Nous » n’est pas grand-chose sans « Je », qui ne va pas bien loin sans « Nous ». Nous, c’est un groupe d’êtres encore humains…animés par une œuvre commune. Nous sommes si différents les uns des autres et pourtant, unique dans l’unité d’un groupe, nous pouvons trouver un écho à la vie pour ne faire qu’un à l’unisson.

Mais une communauté, sans même vivre ensemble, ne coule pas de source.

Une vigilance s’impose…

Attention, à ne pas être dans les extrêmes, dans une vengeance d’une lutte sans merci. Tel un funambule sur son fil, il suffit de presque rien pour faire perdre au « nous », la belle énergie si fragile, l’équilibre si précaire. La division peut arriver et fracturer le groupe.

Fatigue, découragement, lassitude, usure sont l’essence même de l’Homme, qui plus est, si la tension monte entre individus dans le groupe.

Il est bon de se poser quelques questions afin qu’un groupe fonctionne au mieux.

– Combien de fois mon égo s’est mis en scène ou, a contrario, s’est annihilé ?

– Combien de fois ai-je été contrarié, incompris ?

– Combien de fois ai-je été victime de mes propres maladresses, de mes interprétations erronées, de mes ressentis biaisés ?

– Combien de fois ai-je enduré des tensions internes / externes ?

– Combien de fois ai-je dépassé mes limites ? Combien de fois ai-je été à deux doigts de craquer, de m’effondrer ?

Nous connaissons les réponses à ces questions. Pourtant…

Il est impératif d’être ni Bisounours, ni tyrans, de trouver et rester dans le juste milieu, dans le compromis : calmer son « chacal », dompter son animalité, retrouver son âme d’enfant…

Ensemble

     Une poignée d’Hommes cherchent à vous voler votre âme. Ils savent que c’est cela qui est l’essence du ciel. Quand bien même vous auriez tout perdu par ailleurs, prenez-en soin. C’est la spiritualité qui nous sauvera. Rien d’autres, ni personne.

À vous qui me suivez sur ce blog, quel que soit votre degré de compréhension de mon histoire, votre capital sympathie envers moi (si vous me détestiez, vous n’auriez pas lu jusqu’ici), votre bienveillance, je vous souhaite une belle renaissance !

Prenez soin de vous, de nous.

Chriss 💜

 

10 réponses

  1. Sabine dit :

    Merci pour ce texte joyeux, drôle et sincère. Il m’a fait penser à ce passage de L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon :
    « Le destin attend toujours au coin de la rue. Comme un voyou, une pute ou un vendeur de loterie : ses trois incarnations favorites. Mais il ne vient pas vous démarcher à domicile. Il faut aller à sa rencontre. »

  2. Chriss Brl dit :

    Merci pour ton commentaire. Je ne connais pas Carlos Ruiz Zafon. Oui, aller à la rencontre du destin ! Si simple et si compliqué…

  3. Lucas D dit :

    Merci pour ce beau témoignage. Je crois comme toi que cette situation a été vécue par énormément de gens ces derniers temps… C’est de bonne augure !
    Et lire ta plume est très agréable.

  4. Chriss Brl dit :

    Merci pour ton commentaire et tes compliments !

    Oui, nous sommes nombreux ! Tu fais partie des belles rencontres.

  5. Kermel dit :

    Quelle belle plume.
    Ton témoignage est inspirant.
    Merci de l’avoir partagé.

  6. Chriss Brl dit :

    Merci d’avoir commenté. Écrire, témoigner, partager… Chacun sa « part du colibri »…

  7. Elodie dit :

    Drôle, poignant et authentique, merci !

  8. Pinel dit :

    Comme d’habitude, une très belle plume.
    Je t’ai trouvé, très inspiré, et surtout, cette fois-ci, très positif, optimiste, même, avec aussi une teinte d’humour ici et là.
    Beaucoup de clairvoyance aussi sur ce monde d’aujourd’hui, d’hier et peut-être de demain.
    Eh oui, revenons à l’essentiel, et travaillons pour un monde meilleur !
    Paix et Amour !

  9. Chriss Brl dit :

    Merci ! Oui, du positif !

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