« La Puissance discrète du hasard » de Denis Gozdanovitch.

      La chance et le hasard en soi n’existent pas mais il faut admettre qu’il existe des énergies au-delà du cartésianisme. Notre société occidentale est trop repliée sur le système « de la cause à effet » hyper rationnel. De la logique pure qui nous conduit à la psychorigidité, à l’égocentrisme, à l’égoïsme. Nous ne savons plus voir l’essentiel. Nous ne savons plus contempler le monde qui nous entoure : apprécier sa beauté et être ouvert à l’Autre.

Il est nécessaire d’ouvrir une autre voie  par un état d’esprit qui nous permet de donner un sens nouveau à notre vécu, à nos rencontres, à notre vie. Rien ne se fait par hasard car il faut le provoquer, pour saisir la chance. Mais pour cela, il faut être réceptif en donnant de l’importance à l’intuition, au lâcher-prise, au désir absolu lié au plaisir (être plus dans une volonté libre, détachée, plaisante plutôt que dans une volonté crispée, tendue, frustrante) ; c’est en se déconditionnant pour mieux retrouver en soi le sens de l’immédiat donc de l’opportunité. Croyons que tout est possible, que tout peut nous arriver mais pour cela, soyons vigilant : la chance passe vite, sachons la reconnaître !

Savoir s’abandonner pour atteindre cette disposition mentale qui nous rend heureux, qui nous rapproche de ce que d’aucuns appellent Dieu, énergies positives, Tao… Simplement être conscient d’exister (s’écouter, s’accepter), profiter de chaque instant, goûter la joie du partage, être dans l’empathie et la compassion.

Le principal obstacle est la peur : oser aller là où on ne vous attend pas ; dépasser les limites que vous vous imposez. Autre frein : la culpabilité de ne pas mériter ce qui n’est pas obtenu avec effort (culture judéo-chrétienne). Apprendre à être passif (ne rien faire), patient (aimer attendre). Jouir de l’instant présent.

Cela n’est pas inné pour tous ; pour nombre d’entre nous, cela demande de la préparation, de l’entraînement mental. Il faut vouloir être apte au bonheur ! Attention tout de même à ne pas sombrer dans un idéalisme du merveilleux, dans l’angélisme béat.

 Bon dimanche !

  Chriss 😉

                                                                           Le 16/06/2013 – © chridriss

 

Portrait :

   Né en 1946 à Paris, l’écrivain Denis Gozdanovitch a été champion de France de tennis junior et de squash. Il préféra rester amateur alors qu’il est promu à une belle carrière. Diplômé de l’IDHEC, joueur d’échecs, il joue aussi avec les mots afin de nous aider à observer le quotidien sous l’angle de la poésie, toutes les poésies. Érudit et sportif, parisien et provincial, l’auteur nous transporte avec cet ouvrage, entre humour et sérieux, dans un voyage vers nous-même.

Bibliographie :

« Petit Traité de désinvolture » (José Corti, 2002)

« Rêveurs et nageurs » (Points, 2005 et 2007)

« Brefs aperçus sur l’éternel féminin » (Robert Laffont, 2006)

« De l’art de prendre la balle au bond » (Jean-Claude Lattès, 2007)

« La faculté des choses » (Le Castor Astral 2008)

« Le Petit Grozda, les merveilles oubliées du Littré » (Points, 2008)

« L’Art difficile de ne presque rien faire » (Gallimard, “Folio”, 2010)

« Minuscules extases » (Robert Laffont, 2009)

« La secrète mélancolie des marionnettes » (L’Olivier, 2011)

« L’Exactitude des songes » (Du Rouergue, 2012)

« La Puissance discrète du hasard » (Denoël, 2013).

 

 

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